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Qui est Damien De Pas?

À 27 ans, Damien n’est pas un nouveau venu dans le monde de la voile et de la course au large. Il a passé son enfance autour du monde sur un voilier. À 20 ans, il construit un prototype de la classe 6,50 et participe en 2001 à sa première transat en solitaire entre la France et le Brésil. Il enchaîne avec le convoyage d’un 60’ Open, puis une course transatlantique en équipage, la Saguenay- Les Sables, en 50 pieds, à l’été 2003. D’autres convoyages et la préparation de bateaux de course s’ajoutent à sa feuille de route entre 2003 et 2005.

Suite à sa première transat, il s’initie au métier de conférencier à travers le réseau des Grands Explorateurs. Il compte à ce jour plus de 150 représentations auprès de 75 000 spectateurs de tout âge, dont dix mille étudiants de niveau primaire et secondaire. Il prépare une nouvelle conférence pour l’automne 2006 afin de sensibiliser les jeunes à la richesse des océans, mais aussi aux dangers qui les menacent.

De son enfance à la Mini-Transat.

Une enfance autour du monde sur la V’limeuse, un voilier de cinquante pieds, lui permet de développer un sens marin hors du commun et un important sens des responsabilités. La mer forme son caractère, lui laissant une gravité et une maturité inhabituelle ainsi qu’un besoin viscéral d'aventure et de défi.

De retour au Québec, Damien poursuit son apprentissage grâce à des régates, sur le lac des Deux-Montagnes et le lac Saint-Louis, à bord de monocoques et de multicoques. C’est ainsi qu’il se découvre un goût prononcé pour la vitesse, la performance et le surpassement.

Lorsque les images du dernier Vendée Globe (course autour du monde en solitaire et sans escale) franchissent nos écrans, Damien comprend que l'ultime défi se trouve là, sur ces bateaux et ces mers extrêmes, dans la plus profonde solitude.

Durant deux ans il sacrifie tout au profit de cette profonde aspiration à devenir un des grands. La première étape obligée pour la plupart des coureurs: une course beaucoup moins longue et redoutable que le Vendée Globe, mais dont les règles et les défis se ressemblent.

La Mini-Transat: un homme, un petit bateau, un océan. Damien n’a pas peur des défis. Voulant connaître son bateau au maximum, il entreprend la construction du premier prototype de ce genre en Amérique du Nord. Une lourde tâche qu’il mène à terme grâce à l’engagement et à la confiance de nombreux partenaires et amis.

L'épreuve: la Mini-Transat

Une fois la construction du bateau terminée, Damien quitte le Québec avec Dingo, son bateau. Il se rend en Bretagne où il s’entraîne et s’élance pour ses premiers parcours en solitaire.

Il réussit à compléter les épreuves de qualifications et obtient sa place parmi les trente participants de la classe prototype. Il prend le départ de la Mini-Transat, en septembre 2001, pour la traversée de l’Atlantique.

De La Rochelle, en France, à Salvador de Bahia, au Brésil, le trajet comprend une escale aux Canaries et s’étend sur plus de 4000 miles nautiques. Damien finit l’épreuve en moitié de tableau soit en 16e position. Lorsque l’on connaît le haut niveau des autres concurrents (la moyenne d’âge étant de 37 ans), les nombreuses difficultés d’une telle course et le peu d’expérience qu’il avait accumulée avant la course, cette position apparaît comme une belle réussite.

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