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La voile est un des rares sports qui développe autant de valeurs que la fraîcheur, le dynamisme, la notion d'équipe mais aussi de solitude, le courage, l'aventure, le risque.

Sa dimension dramatique et l'empathie qu'elle provoque peuvent être très fortes.

Stéphane PETIT, Directeur de la Communication de FLEURY-MICHON  

La commandite dans le monde de la voile

 

 

 

 

L'investissement publicitaire dans le monde du sport ne date pas d'hier. On peut dire, toutefois, que la commandite de la course océanique a vu le jour en France dans les années 70. En associant leur nom à un bateau qui navigue dans des conditions extrêmes, certaines compagnies ont compris qu'elles en retireraient un prestige plus grand, lié à des images de courage, d'aventure et de risque. Le solitaire ou l'équipage qui lutte dans des conditions souvent hostiles va pincer d'autres cordes auprès du grand public que le joueur de hockey ou de soccer.

Au delà du prestige dont s'enrichit un partenaire, il y a aussi l'aspect non négligeable des retombées plus terre à terre. Ainsi, pour prendre un exemple récent, la compagnie française La Trinitaine a doublé sa production de biscuits en moins de deux ans.

À l'opposée de cette démarche strictement commerciale, certaines régions de la France comme la Haute-Normandie et Charente-Maritime ont commandité des bateaux en espérant apporter une touche de distinction et de notoriété à leur démarche touristique. De même, nous apprenions récemment que le "Conseil régional des Notaires de la cour d'appel de Rennes", en France, acceptait d'être partenaire dans un projet de Mini-Transat pour septembre 1999.

En bref, la preuve est faite en France, depuis plus de vingt-cinq ans, que ceux qui osent dans ce domaine voient leurs actions récompensées.

La situation, on s'en doute bien, n'est pas la même au Québec. Toutefois, le moment nous paraît opportun et un partenaire qui s'engage maintenant a tout à gagner.

Pourquoi? D'abord parce que l'intérêt est là, éveillé depuis quelques années par des aventures de navigation au long cours et par quelques courses océaniques comme la Québec - Saint-Malo et d'autres, plus prestigieuses encore, dont les images nous parviennent par câble ou internet.

Nous n'aurions jamais cru, par exemple, au retour de la V'limeuse en 1992, que le public rendrait un tel hommage à une famille qui avait osé construire un bateau et partir sur les mers pendant six ans. Au-delà de la sympathie manifestée, nous avons perçu chez les Québécois une grande fierté. Notre aventure passionnait, devenait un exemple et créait un phénomène d'entraînement.

Encore aujourd'hui, prolongée par la publication des deux tomes de notre récit, notre expérience continue de faire des vagues et cela jusqu'en France. Beaucoup de gens nous écrivent ou viennent nous rencontrer pour avoir des conseils, des avis, certains sont partis et d'autres sont prêts à tenter l'aventure à leur tour.

On peut donc affirmer, sans se tromper, qu'il y a bel et bien au Québec un intérêt pour toute aventure liée à la voile et à la mer et qu'il nous appartient de le développer davantage avec l'aide des médias. Dans ce contexte, les premières sociétés qui s'impliqueront auront un maximum de visibilité.

Pour l'instant, le champ est quasi vierge. Nous ne connaissons que Bell Mobilité qui, il y a quelques années, a commencé à s'associer à des projets de course au large. Michèle Saint-Jean, responsable du marketing chez cette compagnie, nous confirmait d'ailleurs l'impact positif de cette stratégie.

En conclusion, nous croyons sincèrement que le projet Mini-Transat 2001 de Damien est porteur d'espoir, tout autant pour le développement de la course océanique au Québec que pour l'implication des futurs partenaires.

 Les témoignages qui suivent, de commanditaires français, sont la preuve éloquente du bien-fondé de notre démarche.

  Aujourd'hui, le sponsoring voile reste le meilleur investissement à l'aune du rapport qualité-prix, pour une entreprise qui veut accroître rapidement et fortement sa notoriété.

Yves GONNORD, PDG de FLEURY-MICHON

On ne fait pas mieux médiatiquement qu'une voile, rien de plus beau, de plus frappant. C'est un support idéal, qui offre suffisamment d'espace pour mettre en valeur la marque.

Alain ZEITOUN, Directeur TIMEX-FRANCE

Pour les clients et les partenaires, je crois que le bateau a été un formidable vecteur de communication, ce qui est capital. L'événement a contribué à renforcer leur fierté d'appartenance au groupe BULL.

La mer est chargée de connotations. On sait qu'elle change sans cesse, le bateau qui l'affronte doit toujours s'adapter à de nouvelles conditions, cela permet de faire le parallèle avec l'industrie dont l'évolution est permanante et rapide, et à laquelle il faut faire face.

Sylvie JOURDAN, Responsable Sponsoring - mécénat de BULL

Un bateau peut porter le nom d'une entreprise, ce qui est un élément important puisque l'identification de la marque en devient plus forte. Nous avons construit un capital de sympathie dans l'opinion, la reconnaissance du monde de la voile et de nos pairs.

François d'HARCOURT, Opérations de parrainge et de mécénat ELF Aquitaine

Aujourd'hui, la pluspart des contacts que je peux avoir avec mes clients me parlent du bateau. C'est incontestable, surtout que la voile intéresse de plus en plus de monde.

Bernard BLONDEEL, Directeur des ventes de CACOLAC

À défaut de campagnes de publicité à la télévision trop coûteuses pour nous, le sponsoring voile offre d'intéressantes opportunités de communication comme l'adéquation de l'image de la voile très saine et qualitative en parfaite cohérence avec la politique de qualité que Brocéliande place en tête de ses priorités.

De plus, la voile est appréciée à part égale entre l'homme et la femme, ce qui n'est pas négligeable.

Jean TANGUY, PDG de BROCÉLIANDE

Depuis quelques années, nos parts de marché ne cessent d'augmenter. Seul problème, notre notoriété n'est pas au même niveau. Or notre développemnt futur passe par une reconnaissance du grand public. Nous avons jugé la "télé" trop onéreuse nécessitant un investissement fréquemment renouvelé et trop encombrée.

Le sponsoring nous a donc semblé plus judicieux, notamment le sponsoring sportif car c'est fédérateur, porteur d'images et médiatique. La voile nous correspondait le plus car ce sport présente l'un des meilleurs rapports qualité/prix pour une PME comme la nôtre (investissement annuel environ dix fois moins élevé que celui d'une équipe cycliste), il a une image saine, propre et est associé à des valeurs de courage, de volonté, d'esprit d'équipe qui correspondent bien à celles de notre entreprise.

En outre la voile présente l'énorme avantage d'être autant suivie par les hommes que par les femmes. C'est également un sport que je crois d'avenir et qui devrait exploser médiatiquement dans un proche futur.

Patricia BROCHARD, Directeur marketing et communication de la société SODEBO

La voile jouit en France de retombées médiatiques importantes, surdimensionnées par rapport à d'autres sports. Avec le foot et le vélo, c'est l'un des rares sports à passer au journal de 20 heures. De plus, la voile véhicule des images et des messages positifs comme la technicité, l'écologie et la jeunesse.

Enfin, elle favorise la fédération interne des entreprises en soudant le personnel et un réseau.

Donc, oui je conseillerais à une entreprise qui veut rapidement se faire connaître et se donner une image de marque, d'investir dans la voile avec continuité. Car pour en retenir la quintessence, le sponsoring doit se faire dans la constance.

Jean-Charles SERVAIN, responsable de la communication chez PRIMAGAZ

 

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