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À huit ans, Damien De Pas s'embarquait pour six ans sur le voilier familial, la V'limeuse, avec ses parents et ses trois soeurs. Aujourd'hui, Damien a 20 ans., mais il rêve encore comme un enfant. Et il ne rêve que de retrouver cette mer qu'il a connue si jeune. Mais cette fois, il l'affrontera seul. La course océanique Mini-Transat, qui a lieu tous les deux ans, est une traversée de l'Atlantique en solitaire sur un voilier de 6,50 mètres. Les concurrents partent de Concarneau en Bretagne pour se rendre aux îles Canaries. L'escale dure deux semaines. Ensuite, c'est l'océan qui les attend jusqu'au fil d'arrivée en Guadeloupe. Cette traversée implique des heures voire des jours sans sommeil, passés à la barre sur une mer souvent déchaînée. Mais les participants sont habituellement unanimes: la Mini-Transat, c'est le début d'une grande passion et surtout de la vraie vie. Cette course, c'est aussi le rêve de Damien. Et il compte bien y participer à l'automne 2001. Preuve que cela se concrétise: la construction du bateau, qui coûte environ 100 000$, devrait débuter en septembre au Chantier Atlantix Innovations Marines, où il travaille; les commanditaires tels Stratégies Iris ont commencé à se montrer intéressés par le projet; l'entraînement intensif devrait commencer en mai dans le Bas-du-Fleuve où les vents soufflent fort pour se poursuivre dans le Sud durant l'hiver. Bref, tout a été prévu et calculé pour que Damien devienne le deuxième Québécois, après Marc Perron en 1985, à participer à la Mini-Transat. Pourquoi cette course? "J'aime la vitesse et la mer, raconte Damien. Et c'est aussi la rampe de lancement vers les plus gros bateaux." Damien n'a pas encore goûté à l'expérience qu'il sait déjà qu'il veut faire une carrière de skipper. - As-tu peur? - Cela fait partie du défi. Damien est vraiment déterminé et rien ne semble le décourager. Il faut dire qu'il jouit du support de ses amis, de ses soeurs et surtout de ses parents. Et ceux qui tentent de le dissuader? "Je prends leur énergie négative pour foncer davantage" confie-t-il. En attendant que son rêve se concrétise, Damien s'est attaqué à la course en équipes sur le lac Saint-Louis. Mais il a besoin de plus grand. De beaucoup plus grand. Comme l'océan Atlantique, par exemple. |
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