Actualités 2003

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Jeudi 3 juillet 2003... Un dernier surf pour Top 50 Croisières Sportives (source organisation)

Magnifique spectacle devant l'immense plage des Sables d'Olonne. Sous spi d'artimon* et grand spi de tête, le ketch Top 50 Croisières Sportives a franchi la ligne en surfant à plus de 15 noeuds. Le ciel est toujours aussi bleu et le vent de nord-ouest souffle à 20 noeuds. Il était exactement 17h49' au passage de la ligne.

Luc Coquelin, Chantal Foligne, l'espagnol Albert Bargués et le canadien Damien De Pas (un ancien de la Mini) auront mis pour boucler la deuxième étape, 10j 22h 49'. Soit une moyenne de 8,37 noeuds. Ils sont arrivés 6h 39' 45'' derrière Défi Vendéen.

Son temps de parcours sur cette Saguenay-St-Pierre-Vendée est de 15j 11h 44' 59'', pour une moyenne de 7,7 noeuds sur les 2 880 milles du parcours (cumul des deux étapes).

Son retard sur Défi Vendéen au classement général est de 9h 28' 24''.

A son arrivée sur le ponton, Luc a débarqué une ancienne amarre de cargo (d'au moins 15 cm de diamètre) longue de plus de 20 mètres. "Nous l'avons trainé pendant au moins 20 heures, explique Luc. Elle était prise dans la quille et le plus bizarre est que nous n'avons senti aucune vibration, même au niveau de la barre. C'était après trois jours de mer, quand le vent de nord-est est rentré. Il faisait gris, puis c'était la nuit et ce n'est qu'au matin que l'on a vu l'amarre qui dépassait sur l'arrière. Je sentais bien que le bateau ne marchait pas au mieux. Mais, comme nous avions 2 ris dans la grand-voile que nous étions en train de réparer, je me suis dit que c'était à cause de ce sous-toilage. C'est à ce moment là que Défi Vendéen nous a pris 60 milles. Nous n'avons jamais pu les rattraper, conclut Luc qui effectuait sa 26 ème traversée de l'Atlantique.

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* ce fameux spi d'artimon, certains l'auront reconnu puisqu'il s'agit du petit spi de Dingo, une voile qui a déjà «couru» la Mini-Transat en 2001 et que Damien avait embarquée sur Top 50 pour le temps de la Saguenay-St-Pierre-Vendée. Ainsi s'achève en beauté une course qui visait à promouvoir la classe des 50' Open, belle chevauchée du Saint-Laurent et de l'Atlantique Nord, de l'avis de tous les coureurs. Damien en sort convaincu d'une chose : il est prêt à poursuivre sa voie sur ces bateaux qui sont en quelque sorte les grands frères de Dingo.

Une aventure à suivre...

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Lundi 30 juin 2003 : Les conditions s'améliorent

Joint ce matin au téléphone, Damien nous confirmait que les conditions de mer et de vent sont nettement plus calmes. Le Nord-Ouest ne soufflent plus qu'à 15-20 noeuds et le temps se dégage, permettant à l'équipage de faire aérer le bateau. Durant le coup de vent, la mer n'a jamais été vraiment menaçante et ils se sont bien éclatés à la barre. Bref tout va pour le mieux à bord de Top 50 Croisières Sportives qui s'apprête à renvoyer de la toile et mène une belle bagarre depuis le début de cette course, handicapé par une voilure beaucoup moins impressionante que celles des deux autres monocoques Défi Vendéen et Saint-Pierre & Miquelon - un coin de France ( 300m2 au lieu de 420m2 au portant et 150m2 au lieu de 170m2 au près). Bien sûr, Damien était affecté par ce qui était arrivé à Renaud Le Youdec, qui a perdu son bateau hier, et à son équipage, heureusement tous sains et saufs.

À 750 milles de l'arrivée, chacun croise les doigts pour que le vent tienne jusqu'aux Sables d'Olonne. Selon les prévisions météo, ce serait le cas, avec du vent variant de l'ouest au nord pour les prochains jours.

Classement monocoques au 30 juin, 13h30 TU

Rang Nom du Bateau Latitude Longitude Vit Cap Date - Heure Dist. Arrivée Dist. du 1er

1 Défi Vendéen 45 44.12' N 17 29.08' W 12.1 094 30/06/03 13:30:00 653.4 0.0

2 Top 50-Croisères Sportives 45 28.52' N 19 41.88' W 11.7 079 30/06/03 13:30:00 747.6 94.2

abandon Saint-Pierre&Miquelon-Un coin de France

Classement multicoques au 30 juin, 13h30 TU

1 Atlantic Nature Anne-Caseneuve.com 45 21.30' N 14 04.86' W 13.1 077 30/06/03 12:03:00 511.1 0.0

2 Vaincre la Mucoviscidose 44 08.94' N 19 22.62' W 11.9 071 30/06/03 11:00:00 735.7 224.6

3 Tri Sélectif 42 48.06' N 22 50.10' W 11.8 071 30/06/03 11:02:00 904.9 393.8

4 Gifi 42 37.76' N 22 02.52' W 11.7 062 30/06/03 13:30:00 905.0 393.9

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Dimanche 29 juin 2003 : St-Pierre et Miquelon perd sa quille... (source organisation)

A 1h40, le dimanche 29 juin, le bateau St Pierre et Miquelon Un coin de France annonce par liaison téléphonique au PC de la course qu'il a heurté violemment un objet non identifié et que sa quille est arrachée. Positionné à 300 milles dans le nord des Açores, il déclenche sa balise de détresse Sarsat et demande des secours.

1h40 : Le cross Gris-nez reçoit l'appel de détresse et déclenche les secours par l'intermédiaire du MRCC de Punta Delgada (Açores).

Le cargo panaméen Siete Océanos est dérouté vers la position de St Pierre-et-Miquelon – Un coin de France. Il devrait être sur zone vers 11h30. Les conditions actuelles sont difficiles avec une mer forte et un vent de 30 à 35 noeuds.

A 13h45, la bonne nouvelle tombe enfin, rompant une attente longue de 12 heures. L’équipage du Saint-Pierre &iquelon, un coin de France… est récupéré, sain et sauf, par un porte-container qui a repris aussitôt sa route sur Boston (USA) où il est attendu le 4 juillet prochain. En pleine tempête et en pleine nuit, le monocoque skippé par Renaud Le Youdec avait heurté, à plus de 14 nœuds de vitesse, un objet non identifié, probablement un container flottant entre deux eaux. Sous la violence du choc, la quille s’est partiellement arrachée et le bateau s’est retourné 45 minutes plus tard, lorsqu’elle s’est définitivement détachée du fond de la coque. Une à deux minutes plus tôt, l’équipage, en combinaison de survie, avait pris place dans le canot de sauvetage pour attendre les secours. Un long bout reliait les deux embarcations. Lors de la récupération de l’équipage, le porte-container « Le Monica » a heurté le bateau retourné, qui a du couler par plus de 3 000 mètres de fond…

Cette fortune de mer est venue interrompre le suspens qui régnait pour la victoire finale dans la catégorie des monocoques. Aujourd’hui, à moins de 900 milles de l’arrivée, Jean-François Durand (Défi Vendéen) n’a plus rien à craindre, son principal rival n’étant plus là. Par plus de 40 nœuds de vent et des creux de 8 à 10 mètres, il fait le dos rond et croise les doigts pour que pareille mésaventure ne vienne pas interrompre sa marche en avant. Jean-François Durand et ses quatre équipiers sont attendus dans la journée de mercredi aux Sables d’Olonne. C’est également à cette date qu’est attendue Anne Caseneuve (Atlantic Nature), leader chez les multicoques. Au dernier classement, elle possédait 181 milles d’avance sur Hervé Cléris (Vaincre la Mucoviscidose), 267 milles sur Pascal Quintin (Tri-Sélectif) et 336 sur Dominique Demachy (Gifi).

Cette nuit et dans la journée de demain, les concurrents de la Saguenay-St-Pierre-Vendée vont affronter encore cette dépression qui s’est creusée inexorablement ces dernières 24 heures. Le plus gros du mauvais temps sera dans le sillage dans la nuit de lundi à mardi. Ils retrouveront alors des conditions à nouveau idéales. Soit un vent de secteur Ouest à Nord-Ouest, qui faiblira progressivement, passant de 30 à 15 nœuds.

Lors de la vacation radio de 12h30, les concurrents connaissent tous la fortune de mer survenue, sur le coup de 1h30 du matin, à Saint-Pierre &iquelon, un coin de France… Comme tout le monde ils sont inquiets quant à l’issue de ce coup du sort. « Ce sont des adversaires, mais avant tout une bande de copains, prévient Jean-François Durand (Défi vendéen). Nous sommes de tout cœur avec eux ». Depuis le milieu de la nuit, Défi Vendéen navigue sous trinquette seule, avec le pilote automatique en guise de barreur. « Tout l'équipage est à l'intérieur et le bateau navigue avec la mer 3/4 arrière, une allure tout à fait sécurisante, continue Jean-François Durand. Le baro est à 1003 et le vent, Ouest-Nord-Ouest, souffle à 35 /40 nœuds. La mer, comme prévu, est grosse. J’estime les creux à 8/10 mètres. »

Plus en arrière, tout va pour le mieux pour Top 50 Croisières Rapides qui glisse, avec un homme à la barre et un de veille, sous GV à 2 ris, solent et artimon. L'équipage s'amuse à surfer sur les vagues et se fait apparament bien plaisir. « La mer est bien formée, très spectaculaire et l’on prend parfois de jolis paquets de mer sur la tronche. Mais il ne fait pas froid et l’eau est même chaude », raconte Albert Barguès.

A un peu plus de 800 milles de l'arrivée, le trimaran Atlantic Nature est le plus proche de l’arrivée aux Sables d’Olonne. Sur cette deuxième étape, les multicoques sont en passe de se venger puisqu’ils n’avaient pas eu les honneurs de la ligne lors de l’arrivée à Saint-Pierre &iquelon, le terme de la première manche. Un état de fait qui a eu le don de mettre encore un peu plus de bonne humeur Anne Caseneuve. « Cela secoue carrément. Il y a vraiment une grosse mer. Nous naviguons sous trinquette et un ris dans la GV. Mais nos ris sont énormes, prévient Anne. D'ailleurs, il n'y en a qu'un seul. A fond de surfs, on fait des pointes à 23 nœuds, pour redescendre ensuite à 10 nœuds. On est prudent, on fait le dos rond ».

Même son de cloche pour Vaincre la Mucoviscidose. Hervé Cléris ménage lui aussi sa monture, évoluant sous grand voile seule à trois ris. Il sait très bien que cette deuxième place signifie pour lui la victoire finale aux Sables d’Olonne puisque son plus dangereux adversaire au classement général, le catamaran Gifi, occupe la dernière position. Pour espérer l’emporter, Dominique Demachy (Gifi) doit absolument doubler Tri-Sélectif, le trimaran de Pascal Quintin, avant l’arrivée. Avec 69 milles de retard lors du dernier classement, le vainqueur de la première étape n’a pas dit son dernier mot. « Nous avons 18 à 20 nœuds de vent. Le gros mauvais temps ne sera pas là pour nous, explique Dominique. Je suis plus inquiet de voir partir Tri-Sélectif avec la dépression car, derrière elle, il n’y a pas grand chose. On pousse le bateau au maximum pour rester dans le bon wagon ».

En cette fin d’après-midi, les deux premiers, Atlantic Nature et Défi Vendéen doivent naviguer dans le plus gros du mauvais temps, subissant des rafales à plus de 45 nœuds. Pour la journée de demain lundi, comme la dépression ne bouge que très lentement vers l’est, les concurrents de tête vont la rattraper et, en passant sous son centre, vont de nouveau toucher des vents de secteur Ouest, 20 à 30 nœuds. Une force de vent idéale pour faire grimper à nouveau le speedomètre même si la mer restera forte et donc dangereuse.

Nicolas Raynaud

Classement monocoques au 29 juin, 17h30 TU

Rang Nom du Bateau Latitude Longitude Vit Cap Date - Heure Dist. Arrivée Dist. du 1er

1 Défi Vendéen 45 50.72' N 23 17.04' W 10.2 089 29/06/03 13:30:00 891.4 0.0

2 Top 50-Croisères Sportives 45 39.40' N 26 04.24' W 11.9 106 29/06/03 13:30:00 1008.1 116.7

abandon Saint-Pierre&Miquelon-Un coin de France

Classement multicoques au 29 juin, 17h30 TU

1 Atlantic Nature Anne-Caseneuve.com 43 01.86' N 21 10.56' W 14.6 061 29/06/03 11:01:00 842.2 0.0

2 Vaincre la Mucoviscidose 42 11.10' N 24 52.14' W 9.4 065 29/06/03 11:00:00 1014.8 172.6

3 Tri Sélectif 41 22.38' N 26 31.92' W 12.2 057 29/06/03 11:01:00 1101.3 259.1

4 Gifi 40 54.64' N 27 16.92' W 12.4 065 29/06/03 13:30:00 1174.3 332.1

Pour suivre l'actualité de la course en direct sur le site officiel :

www.saguenay-saintpierre-vendee.com

Communiqué du samedi 28 juin 2003 (source organisation)

Après six jours de mer, les deux flottes, celles des multicoques et celles des monocoques, sont à distance équivalente de la ligne d’arrivée, soit la ville des Sables d’Olonne. Tous ont devant leurs étraves un obstacle de taille : une dépression stationnaire qui se creuse d’heure en heure. Le régime mer plate et glissades sécuritaires sur la grande bleue est bel et bien fini pour les 48 prochaines heures. Sous l’action du vent de Nord-Ouest qui devrait monter jusqu’à 40 nœuds dès cette nuit, la partie s’annonce délicate. Plus que le vent, c’est la mer, avec des creux de 6 à 10 mètres annoncés, qui va rendre dangereuse cette navigation puisque les concurrents vont naviguer travers à la lame. Il faudra savoir faire le gros dos, tout en gardant une certaine vitesse pour esquiver, les unes après les autres, ces vagues aux crêtes déferlantes. Ainsi, le classement actuel, avec deux solides leader, Jean-François Durand (Défi Vendéen) côté monocoques et Anne Caseneuve (Atlantic Nature) chez les multicoques, peut être chamboulé, plus que jamais, à tout moment. Le matériel, comme les hommes, vont être soumis à rude épreuve. Cette forte dépression n’a qu’un seul aspect positif : jusqu’à l’approche des côtes françaises, les concurrents sont sûr d’avoir du vent leur permettant de faire route directe sur la Vendée. Les arrivées pourraient ainsi se succéder dès la fin de journée de mardi prochain, soit le 1er juillet.
C'est à 3h 28 minutes ce matin que Anne Caseneuve a passé la pointe Sud de l'île de Flores. Elle aura parcouru la distance de 1204 milles séparant St-Pierre et Miquelon de Florès en 5j 08h 28mn 00s, soit une vitesse moyenne théorique de 9,37 nœuds. Lors de sa descente de l'Atlantique Nord, le trimaran Atlantic Nature aura battu successivement trois records de distance parcourue sur 24h dans la journée du 27 juin. 417 milles, 424,5 milles et enfin, à 20h, le classement officiel tombait et annonçait 448,8 milles, soit une moyenne de 18,7noeuds.

Ce rythme endiablé a permis à Anne Caseneuve de creuser l’écart sur Hervé Cléris (Vaincre la Mucoviscidose) qui passait Florès sur les coups de 7 heures du matin. « Tout le haut de l’île était dans les nuages, il ne faisait pas très beau non plus, raconte Hervé. Nous sommes passés à 10 milles au large, nous avons fait le grand tour et nous n’avons donc pas du tout été déventé ». Avec une mer forte de travers, son trimaran faisait cap au 60, sous solent et un ris dans la grand-voile. Lors de la vacation de midi, le vent de Nord-Ouest soufflait déjà à plus de 15 nœuds et tous les skippers s’attendaient à le voir forcir dans les prochaines heures. « Cela va être notre fête, lâche Raphaël Sohier (Tri-Sélectif) qui a contourné l’île vers 16h30. Tant pis, on commençait juste à sécher un peu. On va faire ce qu’il faut et pour l’instant rien de spécial, si ce n’est deux baleines qu’on a failli percuter. Il a fallu donner un grand coup de barre pour les éviter ».

Dominique Demachy (Gifi) voyait également avec sérénité la baston à venir. « Si il le faut, nous nous laisserons glisser sous la route pour mieux négocier les vagues et nous éloigner un peu d’elles. Mais il n’est pas question de passer trop près du Cap Finisterre, c’est trop dangereux ».
Toujours injoignable, l’équipage de Saint-Pierre &Miquelon, un coin de France …, skippé par Renaud Le Youdec, a doublé, en début d’après-midi, le Top 50 Croisières Sportives de Luc Coquelin qui est désormais le plus au nord des trois monocoques. « Nous sommes sous génois, grand-voile et artimon, décrit Albert Barguès (Top 50 Croisières Sportives). Cela mouille un peu et ce matin, c’était super, avec une belle lumière. Nous allons faire attention avec la dépression, mais elle ne devrait pas trop nous affecter. Elle est partie devant nous ».

112 milles devant lui, Défi Vendéen est toujours un solide leader. Jean-François, son skipper, a, comme d’habitude, la voix claire lorsqu’il répond à la vacation. « On déboule à 90° du vent apparent, cela doit faire 110° du vent réel, sous solent et grand-voile haute. On descend sur les vagues et, à cette allure assez débridée, le bateau ne souffre pas du tout. En plus, il y a quatre bons barreurs. Bien sûr, on surveille la dépression depuis longtemps et on s’attend à se faire bien secouer. Déjà, il est interdit de monter sur le pont sans être harnacher. J’espère être dès mardi aux Sables d’Olonne ».

Malgré la dépression qu’il faudra subir dès cette nuit, les concurrents s’attachent à effectuer le moins de milles possibles. Tous naviguent actuellement sur la route directe, cap sur les Sables d’Olonne.

Nicolas Raynaud

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positions des monocoques

1 (Top 50 Croisières Sportives) 2 (Défi Vendéen) 3 (Saint-Pierre & Miquelon...)

Les chiffres ne correspondent pas au classement

Communiqué du vendredi 27 juin 2003 (source organisation)

C’est grâce à un vent de Sud-Ouest, 20 à 25 nœuds que la flotte progresse à vive allure. En monocoque, Jean-François Durand (Défi Vendéen) a conforté son avance sur Luc Coquelin (Top 50 Croisières Sportives) et maintient bien dans son sillage Saint-Pierre et Miquelon, un coin de France… skippé par Renaud Le Youdec. Les trois monocoques, qui font route directe sur les Sables d’Olonne, devraient subir le premier « coup de vent » de cette Saguenay-St-Pierre-Vendée dans la nuit de samedi à dimanche. Le vent de Nord-Ouest soufflera pour eux à 30 / 40 nœuds et 25 / 35 nœuds pour les multicoques. Si ces conditions annoncées sont fidèles au rendez-vous, les premiers multicoques sont attendus dès le 2 / 3 juillet en Vendée.

La flotte des monocoques, situé 240 milles au nord de celle des multicoques, n’ a pas exactement les mêmes conditions que ces derniers. Le vent de Sud-Ouest est plus faible, 15 à 20 nœuds, mais surtout le soleil est remplacé par une grisaille tenace. Si il y a eu changement de leader chez les multicoques, en monocoques, c’est toujours Défi Vendéen qui mène la danse « Hier soir, nous avons traversé une période de pétole, explique Stéphane Chemin (Défi.Vendéen), un des quatre équipiers du bord. Et puis cette nuit, nous avons été arrêtés pendant 4 heures. Il a fallu stopper le bateau pour récupérer le genaker qui s’est pris dans les safrans. C’est le bout d’amure (point de fixation de la voile sur le pont) qui avait lâché. Il a fallu également monter en tête de mât. Mais tout est à nouveau rentrer dans l’ordre. Nous faisons à nouveau route avec ce même genaker et tout cela explique que Saint-Pierre &Miquelon, un coin de France … soit un peu revenu sur nous ».

Sous spi, Top 50 Croisières Sportives fait de son mieux pour tenir la cadence. Toutes les deux heures, les relais à la barre s’imposent. Cependant, Chantal Foligné, la compagne de Luc Coquelin ne se fait pas d’illusion. « J’espère que cela va être un peu cafouilleux à l’approche des côtes françaises. Pour l’instant, nous ne pouvons pas faire grand chose de plus que ce que nous faisons actuellement ».

Toujours injoignable, Renaud Le Youdec (Saint- Pierre &Miquelon, un coin de France...), toujours plus sud que ses deux compagnons de route, cravache sans aucun doute sa monture. En 24 heures, il a parcouru 295 milles sur la route, soit 12, 3 nœuds de moyenne. Avec une météo qui prévoit du vent, vent qui sera même fort dans la nuit de samedi à dimanche, le rythme de la course va rester élevé durant tout le week-end et en début de semaine prochaine.

Classement monocoques au 27 juin, 17h30 TU

Rang Nom du Bateau Latitude Longitude Vit Cap Date - Heure Dist. Arrivée Dist. du 1er

1 Défi Vendéen 44 52.16' N 35 36.32' W 13.6 068 27/06/03 17:30:00 1410.2 0.0

2 Top 50-Croisères Sportives 44 29.20' N 36 34.48' W 9.6 071 27/06/03 17:30:00 1456.4 46.2

3 Saint-Pierre&Miquelon-Un coin de France 42 33.96' N 36 40.64' W 12.7 111 27/06/03 17:00:00 1493.6 83.4

Classement multicoques au 27 juin, 17h30 TU

1 Atlantic Nature Anne-Caseneuve.com 39 49.56' N 33 27.78' W 18.7 114 27/06/03 15:01:00 1432.4 0.0

2 Vaincre la Mucoviscidose 40 16.44' N 34 55.56' W 15.3 108 27/06/03 15:00:00 1508.8 76.4

3 Tri Sélectif 40 01.56' N 35 33.60' W 13.9 115 27/06/03 16:30:00 1556.8 124.3

4 Gifi 39 49.04' N 36 11.52' W 12.2 106 27/06/03 17:30:00 1596.0 163.5

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positions des monocoques

1 (Top 50 Croisières Sportives) 2 (Défi Vendéen) 3 (Saint-Pierre & Miquelon...)

Les chiffres ne correspondent pas au classement

Jeudi 26 juin 2003

Après 4 jours de course en deuxième étape, Top 50 Croisières Sportives a parcouru un peu plus de 500 milles soit près du quart du trajet et se trouve toujours en 2e position, une vingtaine de milles derrière Défi Vendéen. De son côté, Saint-Pierre et Miquelon récolte les fruits de son option sud, en allongeant la foulée avec une vitesse supérieure de 2 à 3 noeuds, diminuant l'écart d'heure en heure avec ses rivaux. Les vents de secteur sud doivent maintenant tourner à l'ouest en forcissant demain. À bord de Top 50 Croisières Sportives, les quarts se font deux par deux, le barreur seul sur le pont et l'autre prêt à intervenir à l'intérieur. Nous n'avons pas parlé à Damien depuis son départ de Saint-Pierre. L'escale dans l'archipel français l'avait enchanté, d'autant plus qu'au programme, il y avait une remontée des casiers à homards. Notre pêcheur s'est donc régalé dans tous les sens du terme. Nul doute qu'il soit heureux en ce moment car l'atmosphère à bord du bateau de Luc et Chantale lui plaît bien et c'est ce qui importe dans un course en équipage. À peine le temps de filmer dans le Saint-Laurent, nous confiait-il, tellement nous avons manoeuvré sans arrêt.

Il lui restait aujourd'hui encore 1700 milles de navigation pour s'éclater...

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Dimanche 22 juin 2003 : Un départ de toute beauté

De l'avis de tous les spectateurs, en mer comme à terre, le départ de cette deuxième étape a été fabuleux. Il faut dire que le lieu est magnifique en soi et les conditions météo étaient optimum cet après midi : un vent d'Ouest - Sud - Ouest de 20 noeuds, une mer plate et un grand soleil.

La régate de départ a été âprement disputée. Les virements succédant aux virements de bord. A ce jeu, c'est Anne Caseneuve avec son trimaran Atlantic Nature qui a pris le meilleur sur Gifi et Vaincre la Mucoviscidose.

Chez les monocoques, Saint Pierre &iquelon, un coin de France..., le premier à franchir la ligne a conservé, un net avantage par rapport à ses deux adversaires: Défi Vendéen et Top 50 Croisières Sportives.

site officiel : www.saguenay-saintpierre-vendee.com

Vendredi 21 juin 2003

Alors que le coup de vent annoncé ne s'est pas pointé et que cette première étape se termine dans la brume, aux petites heures du matin, il nous faisait plaisir d'annoncer à Damien que la Marina Gosselin lui renouvelait son appui pour la saison 2003. Commanditaire pour la Mini-Transat 2001, puis pour la saison de navigation 2002, dans le fleuve et le golfe Saint-Laurent, la Marina Gosselin, située à Saint-Paul-de-l'île-aux-Noix, associe son image une fois de plus à celle du jeune coureur océanique.

Avec la participation des Grands Explorateurs et celle de la Marina Gosselin, Damien réunit près de la moitié de son budget pour cette transat. Reste l'autre moitié à trouver...

Les bateaux repartiront de Saint-Pierre et Miquelon dimanche à 13 heures pour la deuxième étape, longue de 2220 milles pour les monocoques, jusqu'aux Sables d'Olonne. Ils auront un ou deux points de passages obligés afin d'éviter les icebergs qui longent la côte est de Terre-Neuve puis descendent vers les grands bancs.

positions des monocoques

1 (Top 50 Croisières Sportives) 2 (Défi Vendéen) 3 (Saint-Pierre & Miquelon...)

Les chiffres ne correspondent pas au classement

Jeudi 19 juin 2003 : Aux portes de l'Atlantique Nord

Petit souci de voile, hier en début de nuit, à bord de Top 50 Croisières Sportives. Luc Coquelin n'en dit pas plus lors de la vacation radio, sinon que le bateau n'avance plus à son plein potentiel et que cet imprévu gâche l’option qu'ils tentaient. En regardant la carte, on voit en effet que le bateau (no 1) a pointé plus au sud que les autres. Mais peut-être s'en sortent-ils mieux qu'il pensait puisque de 35 milles ce matin, l'écart avec le premier monocoque Saint-Pierre et Miquelon se ramenait à 7 milles seulement en après-midi.

Alors que le 5ème jour de mer vient juste de commencer, les écarts entre les 5 voiliers sont toujours aussi infimes. En revanche, les skippers continuent de tirer des bords le long de la côte sud de Terre Neuve, avec un Vmg (vitesse de rapprochement par rapport au but) de 3,5 nœuds en moyenne, sauf pour Top 50 Croisières Rapides, crédité lui d'un Vmg de 9,3 nœuds. Il reste presque 100 milles à parcourir avant de passer le cap du Nid à l'Aigle, la pointe la plus nord de l'archipel de Saint-Pierre et Miquelon. Après il faudra descendre, plein sud, sur 35 milles, vers la ligne d'arrivée située à l'entrée du port de St-Pierre. (Nicolas Raynaud, site officel de la course)

Aux dernières nouvelles de 16h30, Top 50 Croisières Sportives se trouvait à 70 milles du nord de l'archipel et naviguait dans le brouillard avec une vent portant du sud-ouest de 15-20 noeuds. Normalement ce vent devrait virer au sud la nuit prochaine, en forcissant à 25-30 noeuds, accueillant de plein fouet les coureurs dans leur descente vers la ligne d'arrivée... à suivre.

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Mercredi 18 juin 2003 : Toujours la pétole...

Nuit sans vent, mer d'huile et houle de secteur sud-est, le golfe Saint-Laurent a décidé de faire durer le plaisir pour les cinq bateaux en course en repartant les compteurs à zéro chaque matin. Depuis dimanche, le même scénario se répète : les écarts creusés de jour se comblent la nuit.

Ce matin, il restait encore 330 milles avant Saint-Pierre, soit un peu plus de la moitié du parcours. Environnement Canada annonce un molissement dans les prochaines heures... Comme le souligne Albert Bargues lors de la vacation radio, les coureurs se demandent bien de quoi, puisque la brise n'a pas dépassé les 10 noeuds depuis le départ dans le Saguenay...

À bord de Top 50 Croisières Sportives, comme sur les autres bateaux, le moral semble au beau fixe. En shorts et t-shirts, les équipages profitent du temps doux et négocient chaque risée au mieux... en attendant le vent qui finira bien par rentrer puisqu'une dépression se forme sur le nord de Terre-Neuve.

Pour suivre l'actualité de la course en direct sur le site officiel :

www.saguenay-saintpierre-vendee.com

Mardi 17 juin 2003: C'est parti, en route vers Saint-Pierre...

Après un départ au ralenti, faute de vent, dans la baie des Ha! Ha!, une magnifique descente du Saguenay au clair de lune, suivi d'un ballet de baleines à la sortie du fjord qualifié d'hallucinant par les équipages, les bateaux ont mis le cap hier vers le golfe Saint-Laurent à petite vitesse, au gré des vents faibles et variables. Aujourd'hui mardi, ça souffle de l'ouest-sud-ouest et les bateaux, qui ont passé Matane durant la nuit, allongent maintenant la foulée sous spi.

On prévoit du sud-ouest de 10 à 20 noeuds jusqu'à mercredi soir, qui s'orientera au sud jeudi pour forcir dans la nuit de jeudi à vendredi (30-40 noeuds), mais d'ici là, les bateaux seront sans doute arrivés à Saint-Pierre et Miquelon, terme de la première étape.

À 13h TU, Damien sur Top 50 Croisières Sportives se trouvait à 451 milles de l'arrivée.

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photo Martin Langlois

L'équipage du Top 50 Croisières Sportives, de gauche à droite :

Damien, Luc, Chantal et Albert

Jeudi 12 juin 2003: Grande Nouvelle! Damien participe à la Saguenay-St-Pierre-Vendée

Àprès plusieurs mois d'incessantes recherches pour se trouver un embarquement pour la Transat Saguenay-Saint-Pierre-Vendée, course réservée au 50' Open, monocoques et multicoques, Damien décroche enfin une place à bord de Top 50 Croisières Sportives, à quelques jours du départ. Luc Coquelin, le skipper du monocoque, est bien connu dans le milieu de la course au large. Il a plus de 20 transats à son actif (dont deux MIni-Transat) et a terminé 2e (Classe 2) lors de la Route du Rhum 2002.

Damien connait bien Luc et Chantal, sa compagne, (2e membre de l'équipage), puisque leur Top 50 était l'un des bateaux accompagnateurs de la Mini-Transat 2001.

Le troisième équipier, le sympathique Espagnol Albert Bargues, a couru la Mini-Transat lui aussi, en 1987 et 1999. À 42 ans, il a dans ses bagages plus de 100 000 milles de navigation au large.

Damien compte bien prendre de l'expérience auprès de cet équipage chevronné. Il est le seul Québécois participant à la Transat Saguenay-St-Pierre-Vendée. Le départ de cette course en deux étapes, avec une escale à Saint-Pierre et Miquelon, sera donné à La Baie, dimanche le 15 juin à 15 heures.

Un premier commanditaire, Les Grands Explorateurs, a déjà renouvelé son soutien financier à Damien pour cette Transat. D'autres démarches sont en cours afin de réunir la somme nécessaire à sa participation. Toute aide est la bienvenue.

Mercredi 14 mai 2003: Lancement du livre De la V'limeuse à Dingo et première du film Seul, mais avec d'autres

Ce soir, à la Bibliothèque Nationale du Québec, édifice Saint-Sulpice, aura lieu un double événement : le baptême du récit De la V'limeuse à Dingo, suivi de la projection du documentaire d'Évangéline De Pas, Seul, mais avec d'autres. Le livre et le film racontent tous deux à leur manière la formidable aventure humaine vécue par Damien lors de son projet de Mini-Transat.

Janvier 2003: Changements au programme...

J’ai changé mes plans pour cette année. Mon programme en 6,50 sera remplacé par une préparation sérieuse en vue de la prochaine Québec – Saint-Malo. J’espère faire partie des concurrents à l’été 2004. Il me reste un an et demi pour rassembler bien des outils. Je dois prendre de l’expérience en 50’ Open, trouver un budget, former un équipage et louer ou acheter un bon bateau.

Une chose est claire, je dois naviguer d’ici là. Je souhaite prendre part à une nouvelle course, la Transat Saguenay, en équipage, sur 50’ Open, qui s’élancera du Québec en juin 2003 et se terminera aux Sables d’Olonne après une escale à Saint-Pierre et Miquelon. Le temps presse. J’ai déjà fait quelques appels en France auprès de skippers inscrits, mais les équipages affichent complet. Je continue mes démarches !

Entre-temps, je donne des conférences dans les écoles primaires et secondaires du Québec. C’est très motivant de voir la réaction des jeunes devant les images de ma première course en solitaire, la Transat 6,50 2001, de la construction de Dingo jusqu’au fil d’arrivée au Brésil. Ils se montrent tous très intéressés et curieux. Je suis toujours surpris par leurs nombreuses questions et leur pertinence. Depuis novembre dernier, j’en ai fait une bonne quinzaine et le même nombre est inscrit à mon calendrier des prochains mois. Je travaille toujours de pair avec Les Grands Explorateurs.

Nous préparons aussi actuellement un livre sur l’aventure de ma Transat 6,50 qui s’intitulera De la V’limeuse à Dingo. La parution est prévue au printemps 2003.